96 pages //  14 x 20 cm // isbn  //9782918193623

14 euros // 19 février 2020 - photographies & textes

Ghassan Salhab

à contre-jour (depuis Beyrouth)

19 février 2021

L’instant, l’enivrante force de l’instant que nous avons pleinement vécu dans les rues, sur les places, enfin publiques, des jours, des nuits, des semaines, des mois durant ; ce pouvoir inattendu, inespéré, de l’instant partagé, l'avons-nous perdu ? La peur a-t-elle repris le dessus ?

L’instant d’une marche, d’une rencontre, d’un chant, de retrouvailles, l’instant d’une prise de parole, d’écoute, d’un cri, d’un rire, d’un éclat, d’une confrontation, l’instant d’une ruée, d’un jet, d’une solidarité, d’une reconnaissance, l’instant d’une frayeur, chaque instant, même à trépigner sur place, ce pouvoir au quotidien, s’amplifiant la nuit venue, s’est-il à jamais volatilisé ou est-il aujourd’hui, en ces temps indécis, suspendu ?

  

Ghassan Salhab a réalisé huit longs métrages : Beyrouth fantôme (1998), Terra Incognita (2002), Le dernier homme (2006), 1958 (2009), La Montagne (2010), La Vallée (2014), Une rose ouverte-Warda (2019) et La Rivière (2021)… ainsi que plusieurs « essais », et différents travaux en vidéo, dont Le voyage immobile (2018) co-réalisé avec Mohamed Soueid et L’encre de Chine (2016). 

Auteur par ailleurs de différents textes publiés dans des revues et d’un ouvrage : fragments du Livre du naufrage (2012, Amers Éditions)