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Marie Martin

L'écriture et la projection

Qu’ont en commun Pierre Alferi, Léos Carax, Emmanuel Carrère, Claire Denis, Louis des Forêts, Yannick Haenel, Nathalie Léger, Christine Montalbetti, le poète Jérôme Game ou l’éditeur Paul Otchakovsky-Laurens ? Cet essai fait l’hypothèse que leur poétique s’ordonne autour d’un même souci de l’écriture soumise aux puissances de la projection – un faisceau lumineux transporte une image sur un écran : photogramme qui défile et s’expose à la dissemblance ; image virtuelle qui s’actualise ; image fugace dont se déploie l’évanescence. L’investissement imaginaire et affectif associé au dispositif technique du cinéma rencontre ainsi la notion psychanalytique où le sujet voit chez l’autre ce que son inconscient ne peut regarder en face. Le cinéma devient surface d’inscription des traumas que réécrit la figurabilité filmique : optique ou psychique, la projection met en jeu un transport et une déformation destinés à faire écran. C’est au croisement de ces deux sens que s’ouvre un espace contemporain d’écriture entre cinéma et littérature, dont il s’agit ici de théoriser et cartographier les pratiques, lorsque l’écriture – syntaxe, métaphores, lumières et ombres – retrace la hantise des figures de l’écran.

 

 

160 pages //  15 x 20 cm // isbn  978-2-918193-73-9 //

19 euros // avril 2024

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